Auteur:

Katsumi

E-mail:

Si vous avez des commentaires, c'est la prochaine porte à droite!!! hiddenkatsu@yahoo.fr

Titre:

Un caprice du destin (c'est naze, je sais, mais manque d'inspiration oblige... -.-)

Genre:

Euh... C'est une bonne question ça... Quelqu'un a une idée...? ^^'
On va dire, Romance/Aventure pour l'instant; après, on verra bien! lol

Etat:

En cours... (Muahahahahahaaaa!!!)

Commentaire:

Ben... C'est la première fois que je m'essaie à un exercice de ce type alors soyez pas trop méchants svp!!! T.T
Pensées de l'héroïne

2. Perdue

Comment ai-je pu arriver ici ? Où suis-je d'abord ?!!! C'est quoi ce quartier… ?
Je déambulais dans une rue fréquentée mais pourtant bien trop sombre, les gens que je croisais me semblaient venus d'un autre monde. En sortant de chez moi, je m'étais retrouvée dans une rue inconnue et on ne peut plus différente de celle à laquelle j'étais habituée.
Si sombre… Mais si chaude… Triste mais tellement vivante…
Pourquoi ont-ils tous un air si désespéré ? Où est-ce que je suis encore tombée ? Je ne connaissais pas ce coin ! Et puis c'est quoi ces fringues ? On n'est plus au Moyen Age !!!

Je m'aperçus soudainement que je ne les laissais pas indifférents non plus, les personnes que je croisais me dévisageaient " discrètement " (ben oui, pour peu, j'aurais crû qu'il se cachaient…) ou se retournaient sur mon passage…
Qu'est-ce que je portais ce jour là… ? Ah oui, j'étais vêtue d'un jean ainsi que d'un pull-over noir (nous étions en hiver et le soleil me manquait…) enfilé par-dessus un de mes habituels débardeurs. Je n'avais jusque là croisé que très peu de femmes en pantalon ; la plupart portait des robes ou des jupes longues (je n'avais pas vu la moindre cheville dénudée ! En même temps… C'est normal l'hiver…).

Bon sang… Ils vont arrêter de me fixer oui ? Je ne suis pas une bête de foire ! Et puis...
Je me concentrai alors sur les façades des bâtiments qui m'entouraient.
-Qu'est-ce que… ?
Toujours ces ombres mouvantes… C'est si sombre… Les murs étaient sales, l'enseigne du bar à ma gauche était en bois, l'inscription " pub " peinte dessus en blanc ; ça flashait, pas de soucis de ce côté ! Les maisons correspondaient aux habitants, tristes et pourtant chaleureuses… Pauvres, terriblement dénudées mais vivantes… Ca grouillait de vie. J'entendais des cris et rires d'enfants, une mère appelant le sien, les gens qui m'entouraient discutaient gaiement ; alors pourquoi avais-je cette sensation… de la tristesse se dégageait de ce lieu…
Je… je ne comprends pas pourquoi je…

Ah… déjà à cette époque je ne comprenais pas… Eh oui, ça a toujours été étrange. Dès le départ… Que faisais-je ici ? Comment y étais-je arrivée ? Toutes ces questions tournaient dans ma tête, inlassablement…, désespérément…

-Mademoiselle ?
Je levai la tête. Un homme s'était approché de moi ; je ne l'avais pas vu arriver, perdue que j'étais dans mes pensées…
-Mademoiselle ? insista-t-il.
Je le regardai sans le voir.
-Euh…
-Ah, vous n'êtes donc pas muette !
Des rires fusèrent ; je repris immédiatement mes esprits.
-Bien sûr que non ! je m'exaspérai.
Il y eu un mouvement de foule, un attroupement s'était formé autour de nous. J'observai alors l'homme qui m'avait parlé ; il devait mesurer près d'un mètre quatre-vingt-dix, bien plus grand que moi ! Avec sa petite moustache et ses lunettes… Tiens, ils connaissent les lunettes… il me faisait penser à un monstre. Ne me demandez pas pourquoi ! C'est moi qui pose les questions… J'ai toujours eu des intuitions, voilà tout !
Mon dieu qu'il est imposant… Et puis cet uniforme est…
Un uniforme ?!
Etait-ce un militaire ?!

-Je te prierai d'employer un autre ton avec moi ma petite !
C'est un militaire… Et depuis quand il me tutoie celui-là ?
-Je…

Une femme avec un enfant, devant moi… Quel regard doux… Compréhensif… Est-ce possible ? Ai-je bien dit " compréhensif " ? Oui… Eux ils ont pu me comprendre… Alors pourquoi est-ce que je n'ai pas pu… moi ?
Nouveau mouvement de foule : l'homme m'avait attrapé le bras, j'avais l'impression qu'on le serrait dans un étau, je souffrais… Mais la douleur physique était moindre… Les rires avaient recommencé, plus forts, plus nombreux… Et la femme avait perdu son regard compréhensif pour un regard de pitié…
Je déteste ça… Pourquoi doit-on avoir pitié de moi… ?

Je n'accordais décidément aucune importance au militaire ce qu'il ne semblât pas apprécier. Pour preuve, il leva la main ; mes yeux se fermèrent.
Pourquoi… ?
-MONSIEUR L'AGENT !!!!!!!!!!!!!
?!

Je rouvris doucement les yeux. Un badaud avait agrippé l'homme qui, la main toujours levée, semblait furieux. Comme lui, je suivis la direction que l'autre indiquait avec son doigt et je vis alors une fillette filant sur un vélo. Le militaire vira au rouge.
-Rattrapez-là immédiatement !!! Elle a volé ma bicyclette !!!!
Comment… ? Mais c'est vraiment n'importe quoi ! Des soldats à bicyclette ?
Je sentis qu'on me prenait la main et ne pus faire autrement que de suivre cette personne qui m'entraînait avec elle loin de l'homme, loin de la rue sombre et triste, loin de la foule…

-Mais où est-ce que vous m'emmenez ? Qui êtes-vous ?! m'écriai-je.
Pourquoi ne me répondait-elle pas ? Nous nous sommes arrêtés après une course effrénée de près de dix minutes. A bout de souffle, je tachai de deviner le visage de cette personne qui m'avait amenée jusqu'ici mais la pénombre m'empêchait de distinguer clairement ses traits.
-Qui… qui… qu… ? Fff…
J'arrive plus à respirer… Fait ch'…

-Eh bien, tu cours plutôt vite…
Voix masculine… Douce, grave, agréable… respiration aussi saccadée que la mienne… Quelque part, ça me rassurait… Pourquoi ? Je… je n'en sais rien… Intuition… ?
-T'as eu chaud, le rat est un PPP auquel il vaut mieux ne pas se frotter, mais c'est vrai que tu portes des vêtements qui attirent l'œil… Ce n'est pas malin !
De quoi ? Mais qu'est-ce qu'il raconte ? " Le rat " ? Un " PPP " ? Je ne comprends rien…
-Qu'est-ce que tu racontes ? Et puis, qui es-tu d'abord ?

Il se redressa, pour autant que je me souvienne, il était assez grand… Une tête de plus que moi environ…
-Ah… Désolé, la moindre des politesses eut été de me présenter, dit-il avec un rire gêné.
Gêné… ? Pourquoi… ?
-Après tout, je t'enlève sans te prévenir, tu ne dois pas me trouver très clair !
Ca, c'est le moins qu'on puisse dire !
-Je m'appelle Mike, pour vous servir mademoiselle !
Il s'inclina vers moi et me baisa la main. Je remercie encore l'obscurité d'avoir caché la rougeur qui enflamma immédiatement mon visage. Je n'étais pas habituée à ce genre d'attentions ! A quoi pouvait-il bien ressembler?
-Je… euh… enchantée… lui répondis-je. Est-ce que vous pourriez… Hmpf !
Il avait recouvert ma bouche de sa main, m'empêchant de satisfaire ma curiosité et me laissant stupéfaite.
-Chut !!! Les questions sont pour plus tard, nous devons nous dépêcher maintenant ! Je ne tiens pas à ce que le rat nous retrouve si près de la planque…
La " planque "… ? Bon sang, je ne comprends toujours rien !! Va-t-on m'expliquer oui ?!

Nous avons recommencé notre progression, plus lentement cette fois ; " Mike " s'arrêtait à chaque coin de rue, vérifiant que la voie était libre et m'entraînait toujours plus profondément dans ce dédale qui m'était inconnu, dans cette histoire à laquelle je n'avais jamais désiré participer…
Je guettais les rares endroits illuminés dans l'espoir d'entrevoir enfin son visage mais n'y parvenais pas, il faisait vraiment trop sombre… J'eus toutefois l'occasion de croiser ses yeux, du moins je crois, un éclair bleuté au cœur de ces traits dissimulés…

Nous avons fini par atteindre le lieu qu'il avait nommé " planque ". Je stoppai net ma progression devant le spectacle qui s'offrait à moi : c'était un immeuble comme on aurait pu en trouver dans n'importe quel endroit mal famé ; sur plusieurs étages, on pouvait observer des vitres brisées laissées à nu ou comblées par des pans de bois. Les murs étaient recouverts d'étranges inscriptions que je ne parvenais pas à déchiffrer et on ne trouvait pas la couleur d'origine sur un seul centimètre carré : la façade était crasseuse au possible…
Alors c'est ça sa planque… ?
-Tu viens ou tu comptes passer la nuit dehors ?

Je contemplai alors le ciel ou le cherchai en tout cas des yeux…
Quoi ? Il est quelle heure ? C'est vrai qu'on ne voit pas le soleil ici… Mais je n'aperçois pas la moindre étoile non plus… Les immeubles sont tellement hauts… Est-ce bien le ciel que je crois regarder… ?
Des lampadaires s'allumèrent, je baissai les yeux… et sursautai.

Il est…beau…

Je pouvais enfin l'observer tout mon soul, grâce aux lumières qui nous entouraient. Ses yeux étaient d'un bleu pur, délavé, je me sentais fondre sous son regard, car il m'épiait aussi ; je me savais détaillée des pieds à la tête et commençais à virer au carmin…
Pour dissiper mon malaise, je décidai de continuer à l'examiner. Il avait l'air assez jeune, vingt ans tout au plus. Il avait des traits réguliers et ne semblait pas dépourvu de musculature. Ses cheveux étaient bruns et tombaient sur ses épaules, faisant ressortir ses superbes iris couleur mer…

J'étais confuse et ne savait que dire face à ce garçon dont le charisme me semblait déjà flagrant… Lui-même devait avoir fini de m'étudier puisqu'il se décida à bouger et rentra dans l'immeuble en m'intimant de le suivre. J'entrai donc dans la bâtisse, l'éclairage ambiant s'effaçant pour une nouvelle obscurité alors que je fermais la porte derrière moi…

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